TRAITÉ DE L'AVARE REPOS À L'EMPIRE DE VOLONTÉ
« La souveraineté est une vertu qui s’entretient par l’épée du capital ; celui qui confie son épargne au repos confie son destin à son voisin, et finit par racheter à prix d’or ce qu’il a vendu par mépris de soi-même. »
Ne me choisissez pas si vous voulez la paix et l'argent qui dort.
Il est une forme de cécité qui consiste à prendre le silence des coffres-forts pour la stabilité de l’État. Ne me choisissez pas si votre ambition se réduit au confort tiède de vos certitudes et à la sécurité illusoire d’un patrimoine qui s'efface. La flagornerie est le langage des faibles ; je ne connais point ces douceurs empoisonnées.
Si le risque vous glace, si la compétition vous effraie, si vous chérissez l'inertie d'une épargne qui s'étiole sur un Livret A — ce sépulcre de l'audace française — pendant que nos outils de puissance sont dévorés par des prédateurs étrangers, passez votre chemin. Le patriotisme économique n'est pas une incantation pour les jours de fête, c'est une offensive de chaque instant.
Le Moraliste de ce siècle est d'essence hybride : il ne se contente plus de disserter sur l'âme, il maîtrise l'ingénierie financière, dompte les algorithmes et déchiffre la géoeconomie comme on lit un traité de stratégie. Je ne suis point un pâle souverainiste mélancolique, mais un habile financier qui sait que la liberté d'un peuple se loge dans sa capacité à mobiliser ses actifs.
Regardez ce que nous avons laissé choir dans la poussière de l'histoire par pure paresse de l'esprit. Depuis 2015, plus de 1500 de nos fleurons de l'industrie et de la pensée, ont passé la mer. Près de cent quatre-vingts milliards de dollars de notre substance ont été aspirés par des mains lointaines. Souvenez-vous d'Alstom Énergie, ce cœur battant de nos turbines nucléaires, bradé à General Electric. Souvenez-vous de Technip, livré au pétrole étranger, ou d'Alcatel-Lucent, dont les secrets télécoms sont partis vers le Nord. Jusqu'au Doliprane de nos enfants, ce remède d'Opella que nous avons laissé à la merci des fonds de New York. Ce ne sont pas là des transactions ; ce sont des amputations.
Ne me choisissez pas si vous voulez un homme qui incarne la lâcheté face à des opportunités qui exigent e l'audace. Ne me choisissez pas si vous désirez un être naïf, sans expérience du fer et du feu, qui se ferait le simple reflet de vos fantasmes de retraités de l'Histoire. Je ne tolérerai point cette médiocrité emballée dans du papier doré, cette décadence fardée qui prétend que « tout va bien » quand Latécoère, sous-traitant de nos cieux, ou LMB Aerospace, gardien des ventilateurs de nos sous-marins atomiques, tombent dans l'escarcelle de groupes américains. En l'an 2025 même, le carnage se poursuit : le Groupe Atlantic, maître de notre chaleur verte, ou Grand Frais, rempart de notre table, cèdent leurs clefs à des fonds d'outre-Atlantique. Même le patrimoine de nos mémoires, le Petit Bateau de nos enfances, est aujourd'hui dirigé depuis le Nouveau Monde.
Quelle honte pour une Nation qui possède, dans les bas de laine de ses sujets, plus de six cent quarante milliards de dollars de liquidités stagnantes ! Je propose de briser ces chaînes. Je propose la création d'un fonds de combat, une sorte de Hedge Fund souverain, lucide et impitoyable, impulsé par les épargnants eux-mêmes. Un instrument dont la raison d'être serait la prédation défensive : racheter, protéger, impulser. Un fonds offrant un retour sur investissement garanti au bout de cinq ans, car la grandeur n'exclut point le profit ; au contraire, elle le fonde.
Ne vous laissez point distraire par les cabales de salon ou par ces débats médiocres sur des malheureuses testant le système avec un voile. Si la Constitution le permet, alors ce n'est point interdit. Mais que l'on ne vienne pas s'échauffer sur des morceaux de tissu quand on vend les data centers d'Exaion à des intérêts étrangers, ou quand on laisse la chimie de Vencorex et les bus de La Safra partir vers l'Orient. Il faut veiller, par une discipline de fer, à ce que ce qui importe le moins — l'agitation des mœurs de surface — ne l'emporte jamais sur ce qui importe le plus : la maîtrise de l'atome, de l'acier et de l'Intelligence Artificielle.
Nous devons investir cent cinquante milliards dans l'économie de l'IA, cette nouvelle frontière du génie humain, avant que nos pépites tech ne soient rachetées par des courtiers étrangers.
Choisissez-moi pour la précision de cette vision, pour l'exigence de l'exécution et pour la détermination de l'effort. Je ne cherche point votre approbation, j'appelle à la Transformation. Je ne suis point un marchand de modèles obsolètes ; je suis l'architecte d'un empire de volonté. Nous ne cherchons pas un compromis entre la déchéance et le sursaut. Nous bâtissons une puissance qui ne connaît pas de frontières mentales.
- Choisir la facilité, c'est choisir Arcelor et Pechiney : le souvenir d'un acier et d'un aluminium que nous ne commandons plus.
- Choisir l'excellence, c'est mobiliser chaque euro du Livret A et du LDDS pour en faire un bouclier contre lequel se briseront les ambitions hégémoniques. La souveraineté n'est pas un droit, c'est une conquête financière et technologique.
[DIRECTIVE D'ACTION]
Répudiez les politesses de la défaite. Exigez la transmutation de votre épargne en capital de guerre. Pour que la France de 2030 ne soit pas une succursale, mais le siège social du monde à venir, engagez vos avoirs là où bat le cœur du progrès. Que la force de votre bourse rejoigne enfin la clarté de ma vision.
ORION PHOENIX
Commentaires
Enregistrer un commentaire